Le récent scandale sur le partage des données de Facebook avec Cambridge Analatyca invite de nouveau à se poser la question. Mais soyons franc, quitter la vie 2.0, tout le monde y pense mais rares sont les personnes à le faire.

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Les bonnes raisons de quitter les réseaux sociaux.

Pourtant les raisons de partir sont nombreuses, du non respects de la vie privée au insultes qui fusent en passant par la pub et les fausses informations, les raiseaux sociaux ont perdu le coté fun qu'ils avaient à leur arrivée il y à 10 ans. Du petit cercle d'amis avec qui on pouvait rester en contact même à distance, nous sommes passé à la course aux amis et aux arnaques en tout genre.

Coté vie privée, les données collectées sont revendues pour permettre de faire de la publicité ciblés, ce qui permet de financer les réseaux en améliorant l'expérience utilisateur (vous n'aurez normalement pas de publicité sans aucun lien avec vos centres d'intêrets), car oui, personne ne travaille gratuitement. Ce qui change avec l'affaire Facebook est que les données n'ont pas uniquement servies à construire des profils de consommateurs pour proposer des publicités mais à tenter de manipuler le vote des électeurs.

Cela choque, mais pourtant, techniquement, il s'agit de la même choses. On analyse les données des utilisateurs et on dresse un profil pour proposer des publications ciblées. Les principaux outils du marché savent se connecter aux bases de données de Facebook (si vous en avez l'autorisation bien sûr), mais pour qu'une fonctionnalité soit devenue un tel standart, c'est qu'elle est fréquemment utilisée. Donc oui, Facebook autorise des sociétés partenaires à piocher dans ses données pour concevoir les publications qu'elles mettront sur le réseau.

Mais comme j'ai pour habitude de dire, il n'y a des personnes d'influence que parce qu'il y a des gens influençables. Est-on obligé d'acheter tel produit parce qu'on l'a vu sur Facebook ? Je pense que non, et il en est de même pour les articles politiques. Ce scandale met plus en avant le degrès de reflexion des internautes et leur confiance aveugle dans les informations que l'on peut trouver sur la toile que le fait que Facebook permet l'accès à vos données personnelles à des tiers.

Car honnêtemment, qui pense réellement que les employés de Facebook travaillent gratuitement ? Que les machines leurs sont offertes et qu'ils ne payent ni l'electricité ni la connexion à Internet ?

Donc oui, comme tous services gratuits pour l'utilisateur final, le prix est ailleurs en ce qui concerne le financement des réseaux sociaux.

Mais alors pourquoi rester ?

Car oui, je pense qu'il est tout de même important de rester présents sur les réseaux sociaux.

Tout d'abord, il s'agit d'un élèment important du monde d'aujourd'hui, comme la télévision ou le téléphone en leurs temps, les réseaux sociaux sont une mutation de notre société et il est intéressant de la suivre pour connaitre ce qui se passe autour de nous. Et puis, avouons le, c'est vraiment un outil génial pour rester en contacts avec les personnes éloignées, surtout lorsque le décallage horraire vient s'ajouter à la distance.

Mais la raison ultime, celle qui dépasse toute les autres et qui est suffisante à elle seule, est la gestion de son identité numérique. En effet aujourd'hui, un nombre incalculable de personnes tappent le nom des nouvelles personnes qu'elles croisent dans un moteur de recherche pour voir ce qu'il en ressort. Immaginez un instant qu'un employeur chez qui vous avez postulé pratique cela et qu'il tombe sur le profil Facebook d'un de vos homonyme, une bierre à la main en train de vomir ces tripes dans le caniveau ?

Etre présent sur les réseaux sociaux permet donc de gêrer son identité numérique, de mettre à dosposition les informations que vous désirez que les autres trouvent. Quitter le monde virtuelle risque à minima de créer une confusion et au pire de laisser quelqu'un utiliser votre identité à votre place. En résumé, le jeu peut se faire dans les deux sens et l'utilisateur n'est pas forcément une victime s'il prend un minimum les choses en main.

Présent, mais avec modération.

Ensuite, être présent ne vous oblige ni à raconter votre vie, ni à publier tous le contenu de votre smartphone, ni à croire aveuglément tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux.

Et pour les moins témairaires, désinstaller les diverses applications de votre smartphone et ne consulter les réseaux sociaux que depuis votre ordinateur. Les géants du web n'auront ainsi pas accès à vos déplacement et ne pourront en déduire ni votre adresse, ni votre lieu de travail et encore moins vos centres d'intrêrets ou habitudes.

En bref, les réseaux sociaux ne sont qu'un outil et rien de plus, libre à chacun de les utiliser comme il l'entend, mais comme nous venons de le voir, l'espionnage de la vie privée n'est pas une fatalité.